D'où vient Ploskorez?

La légende du Ploskorez

     Les outils Ploskorez arrivent en Europe depuis la Russie. Leur aspect multifonctionnel est mis en avant : nombreux sont les jardiniers en Russie et dans les autres pays post-soviétiques qui ne possèdent que ce genre d’outils et se débrouillent parfaitement avec afin d’accomplir la plupart des tâches liées à la préparation du sol, au désherbage, à la formation des parcelles, etc.

    Cette multifonctionnalité de l’outil, on la doit en partie aux conditions économiques difficiles en Russie qui ne permettaient pas à la population de se procurer un set complet d’outils de jardinage pour une simple raison de leur absence en vente. C’est ce que l’on appelait « le déficit ».

    Fortement liés à leur terre, les russes se sont creusés les méninges pour, à la fois, élaborer cet  usage multiple d’un seul outil, et lui attribuer une configuration permettant d’alléger le travail du jardinier.

    Un autre facteur, devenu décisif, est intervenu dans la conception de l’outil. Monsieur Fokin, ingénieur et inventeur passionné de jardinage, venait de subir un infarctus, suite auquel il ne pouvait plus s’adonner physiquement à sa passion autant qu’avant. Ses recherches lui ont permis de développer un outil ingénieux qui s’adapte à la morphologie de chaque personne, ainsi qu’à la façon dont elle préfère travailler. L’essentiel est dans la possibilité toute simple de modifier l’inclinaison de la lame vis-à-vis du manche en bois et de choisir une longueur adaptée de ce dernier (1.3 m ou 1.70 m).

    Il est important de préciser que Monsieur Fokin est adepte d’une école de jardinage qui s’interdit des labours profonds du sol afin de préserver la faune qui s’installe dans les couches de la terre et d’éviter son assèchement trop rapide pendant la période estivale. Les champignons, les bactéries et les vers de terre présents dans les couches supérieures participent à la décomposition des apports organiques (compost, engrais verts). Les outils inventés par Monsieur Fokin ne retournent pas le sol, ils permettent de l’aérer et de mélanger les apports organiques à la terre.

    Il est vrai que la terre non retournée conserve aussi les graines de mauvaises herbes qui prolifèrent ensuite vous obligeant à désherber plus fréquemment. Ici aussi, Monsieur Fokin a pensé au jardinier en allégeant son travail de désherbage par l’adaptation des outils dont la manipulation reste très facile et sans effort particulier.